ENSEIGNEMENT DES LANGUES ETRANGERES EN ALGERIE

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ENSEIGNEMENT DES LANGUES ETRANGERES EN ALGERIE

APPRENTISSAGE: FRANCAIS ET ANGLAIS AUX TROIS CYCLES: PRIMAIRE-MOYEN-SECONDAIRE


    3AS Projet 01 seq 02

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    ahmedine

    Date d'inscription : 11/01/2013
    Age : 52
    Localisation : biskra

    3AS Projet 01 seq 02

    Message par ahmedine le Sam 27 Sep - 21:15

    suivez ce lien puis decompresser et imprimer recto verso ds l ordre
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    Boudjerou Nadia

    Date d'inscription : 04/11/2014
    Localisation : Skikda

    Re: 3AS Projet 01 seq 02

    Message par Boudjerou Nadia le Mar 4 Nov - 11:09

    Séquence 2 : Le témoignage
    Texte support :
    Le 17 octobre 1961, j’avais 27 ans. Je vivais dans un hôtel de 300 personnes à Neuilly-Plaisance.
    J’étais partisan du F.L.N, je récoltais de l’argent et des armes que je cachais. Je parlais mal le français donc je paraissais peu suspect. J’avais pourtant été sujet à des fouilles et des perquisitions domiciliaires. Cependant je ne portais jamais plainte de peur de me retrouver dans la Seine. Les policiers et les supplétifs avaient pour habitude de demander à la victime si elle savait nager avant de se jeter par-dessus bord. Si la réponse était positive, alors ils l’assommaient jusqu’à l’évanouissement afin qu’elle se noie plus rapidement. Pourquoi ? Pourquoi ?
    Nous nous étions réunis autour du 10 octobre afin de nous organiser pour le grand jour. Le 17 octobre 1961, j’avais pris le bus 148 je ne portais aucune arme, c’était interdit par le FLN.
    Arrivés là-bas, un chef de file s’empressa de me donner un brassard vert que je mis autour du bras. Je devins pour l’occasion agent de circulation, sauf que je dirigeais des algériens : des femmes, des hommes, des vieillards et des enfants. Nous marchions vers les grands Boulevards. Plus nous avancions, plus les coups de matraque tombaient sur nous.
    Les harkis se jetaient à quatre sur une victime. Les femmes qui traînaient leurs enfants affamés en pleurs n’étaient pas épargnées. Mais pourquoi ? Pourquoi tant de violence ? On embarquait les hommes dans des cars et des « paniers à salade » sous des coups de matraque et de crosse. Le sang giclait. Mon frère, qui était présent sur les lieux mais venu séparément, avait été grièvement blessé au genou.
    Mon frère, qui était présent sur les lieux mais venu séparément. Avait été grièvement blessé au genou. La force policière tirait sur les gents qui tombaient, blessés ou morts. Tout le monde fut pris de panique et commence à s’éparpiller. Je
    Retirai par la même occasion mon brassard. Je ne voulais aucun œil inquisiteur car pour le coup j’étais le suspect parfait et mon destin se serait écourté rapidement.

    Rencontre avec Hadj Abdel Aziz
    Propos recueillis par Samira Mesbahi, janv.2001










    Lire et comprendre

    Moment 1

    Identification du fait relaté : le 17 octobre 1961.
    Qui parle dans ce texte ? Hadj Abdel Aziz
    Qui est Hadj Abdel Aziz ? C’est un partisan du FLN, il avait 27 ans le jour des manifestations du 17 oct. 1961.
    Où cela s’est-il passé ? En France à Paris
    A qui parle-t-il ? La journaliste Samira Mesbahi
    De quel type d’écrit s’agit-il, Il s’agit d’un témoignage
    Ce texte est un témoignage recueilli par une journaliste algérienne auprès d’un ancien militant du FLN en France : Hadj Abdel Aziz.

    Moment 2
    - Deux dates apparaissent dans le texte. A quels faits correspondent-elles ?
    Le 17 octobre 1961 → manifestations d’algériens vivant en France
    Le 10 octobre 1961 → organisation du jour « J »
    Le jour « J » correspond au 17 oct. 1961
    - Qui a appelé à cette manifestation ? Le FLN
    - Comment les algériens de France ont-ils répondu à cet appel ?
    Les algériens ont répondu massivement pour proclamer un droit confisqué
    - Relevez ce qui montre dans le texte que l’appel à la manifestation a eu un grand écho.
    « …je dirigeait des Algériens : des femmes, des hommes, des vieillards, et des enfants. »
    - Dans quelles circonstances s’est déroulée la manifestation ?
    - Pour les algériens : pour les français
    • Ils voulaient manifester * la répression était violente
    Pacifiquement « je ne portais (les harkis se jetaient…..
    Pas d’arme c’était interdit par on embarquait…..
    Le FLN
    • Organiser (Le FLN)
    - Le narrateur reprend la question « pourquoi ».
    Attend-il une réponse ? Comment appelle-ton ce genre de question ?
    Le narrateur reprend plusieurs fois la question « pourquoi ?» alors qu’il n’attend pas de réponse (question rhétorique → la fausse question), pour s’indigner, dénoncer la répression violente de la police française à l’époque….
    Moment 3 :
    La production écrite :
    En vous basant sur l’étude du texte, faites le compte rendu objectif.
    Dans ce texte, paru le 1er janvier, la journaliste S.Mesbahi rapporte le témoignage d’un ancien militant du FLN en France, Hadj Abdel Aziz, à propos des événements du 17 octobre 1961.
    Le narrateur ayant vécus des événements lorsqu’il avait 27 ans relate et décrit la répression barbare et violente de la police française envers des algériens venus, ce jour-là, manifester pacifiquement « je ne portais pas d’arme, c’était interdit par le FLN » pour proclamer l’indépendance de leur pays : l’Algérie.


    Hadj Abdel Aziz est profondément indigné face à l’attitude brutale de la police de Paris, car celle-ci ne faisait aucune distinction entre femmes, enfants et vieillards.
    L’auteur à travers ce témoignage évoque un moment important de l’histoire de l’Algérie : le 17 oct. 1961


    Boudjerou Nadia

    Date d'inscription : 04/11/2014
    Localisation : Skikda

    Re: 3AS Projet 01 seq 02

    Message par Boudjerou Nadia le Mar 4 Nov - 17:36

    Texte à proposer aux élèves de terminales
    Projet 1 : textes et documents d’histoire
    Texte :
    Une jeune normalienne, Raphaëlle Branche, a soutenu, mardi 5 décembre, sa thèse de doctorat d’histoire intitulée « L’armée et la torture pendant la guerre d’Algérie, les soldats, leurs chefs et les violences illégale » devant un parterre d’universitaires et de journalistes. Ce travail vient éclairer le débat actuel sur la torture durant la guerre d’Algérie en présentant notamment un décryptage inédit des « journaux de marche des opérations » tenus par chaque régiment, du dépouillement de nombreuses archives civiles et militaires et de longs entretiens avec des militaires. Non, la torture n’est pas une création ex nihilo de la guerre d’Algérie : non elle n’a pas été seulement le fait de quelques militaires sadiques et isolés, expose, en substance, le travail de Mme Branche. La torture, au contraire, s’inscrit dans une histoire, celle de la colonisation et de sa remise en cause radicale entre 1954 et 1962. Son ampleur ne s’explique que par la dimension totale de l’affrontement : l’ennemi était alors constitué non pas seulement par une armée mais progressivement, par tout un peuple rebelle à l’ordre colonial que la France avait décidait de maintenir.

    C’est que la torture, outil de renseignement, est devenue aussi en Algérie un instrument de terreur et d’humiliation, comme en témoignent la mise à nu systématique des victimes, le fait que ni les enfants ni les vieillards n’ont été épargnés, la fréquence des viols commis au moyen d’objets.

    « La torture n’a jamais été un moyen parmi d’autres d’obtenir des renseignements, car elle détruit la dignité humaine de façon radicale, a soutenu Raphaëlle Branche. Le fait que des Algériens soient torturés était considéré comme aussi important que le fait que tous les algériens aient peur de subir de tels traitements ». Elle faisait partie des violences qu’il était possible d’infliger et cette intolérance, voire ces encouragements ou ces recommandations des chefs, explique qu’elle ait été pratiquée sur tout le territoire algérien pendant toute la guerre et dans tout type d’unité. »
    Philippe Bernard. Le Monde du 7 décembre 2000.
    I/ Compréhension
    1- Le texte aborde le thème de :
    - Les conséquences de la torture sur les algériens
    - La généralisation de la torture durant la guerre d’Algérie.
    - La torture, un moyen de riposte.
    2- Ce texte est-il l’œuvre d’un écrivain, d’un journaliste ou d’un témoin ? Justifiez votre réponse.
    3- L’auteur de ce texte marque –t-il explicitement sa présence ? Justifiez votre réponse.
    4- Qui est Madame Raphaëlle Branche ? Quel témoignage apporte-t-elle ?
    5- Sur quoi Mme R. Branche s’appuie-t-elle pour mener à bien son travail de recherche ?
    6- Relevez du texte quatre mots ou expressions se rapportant au champ lexical de « la torture ».
    7- Quel est la visée communicative de l’auteur.
    8- Selon R. Branche la torture en Algérie était pratiquée dans tout le pays.
    Relevez dans le texte la phrase qui renvoie à cette idée.
    9- Enumérez les sévices que l’armée française faisait subir aux algériens.
    10- « La torture est devenue un instrument de terreur et d’humiliation. »
    Retrouvez dans le texte l’antonyme du terme souligné.
    11- « La torture fut pratiquée, en Algérie entre 1954 et 1962 comme un outil de renseignement. »
    Réécrivez cet énoncé à la forme active.



    II/ La production écrite
    Traitez l’un de ces deux sujets au choix
    Sujet 01
    Votre exposé porte sur le thème de « la torture durant la guerre d’Algérie ». Ce texte constituera une bonne introduction. Rédigez alors son compte rendu objectif.
    Sujet 02
    Votre lycée organise un débat sur le thème de la guerre d’Algérie et ses inconvénients », et Vous êtes convié à participer à ce débat.
    Rédigez un texte d’une quinzaine de lignes dans lequel vous dénoncer les méfaits de la colonisation. Vous appuierez votre argumentation d’exemples.

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    Re: 3AS Projet 01 seq 02

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