ENSEIGNEMENT DES LANGUES ETRANGERES EN ALGERIE

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APPRENTISSAGE: FRANCAIS ET ANGLAIS AUX TROIS CYCLES: PRIMAIRE-MOYEN-SECONDAIRE


    Cours particuliers, enseignement parallèle dans les écoles privées…

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    Date d'inscription : 03/11/2009
    Localisation : Algérie

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    Message par Administrateur le Lun 8 Fév - 4:03

    Cours particuliers, enseignement parallèle dans les écoles privées…



    Ces profs « clandestins » de luxe !



    Véritable
    phénomène de mode ou réelle nécessité, les cours particuliers,
    qualifiés également d’« enseignement à la carte », constituent une
    source financière assurément importante pour les éducateurs qui ont
    opté pour cette voie, au demeurant très lucrative.



    Des
    « heures supplémentaires » qui ne s’effectuent pas toujours, en
    revanche, dans des conditions pédagogiques convenables, tant par le
    nombre d’élèves retenus que par le lieu choisi. Certains enseignants
    que d’aucuns qualifient de « hors-la-loi » exercent, quant à eux, dans
    des établissements privés, sans autorisation préalable, alors que
    d’autres mettent, à la fin du cours, leurs cartables au placard pour
    porter la casquette de « taxieur ». Une manière d’arrondir, pour
    certains, des fins de mois difficiles ou de mettre du beurre sur leurs
    épinards pour d’autres. C’est selon. Mais quand ces « extras » se font
    au détriment des élèves, avec souvent la bénédiction de parents
    démissionnaires, ne lésinant pas sur les grosses dépenses pour des
    cours dispensés parfois dans des… hangars mal éclairés et à l’hygiène
    douteuse, l’on s’interroge comment un élève éprouvant des difficultés à
    assimiler le programme dans une classe d’école réglementaire arrive à
    mieux comprendre dans des conditions inadéquates ? Mieux encore :
    Comment peut-on expliquer le fait qu’un élève tout juste inscrit en
    première année primaire soit contraint à suivre des cours…
    particuliers ?

    La rançon du succès ?

    Un fait qui n’a pas manqué de susciter l’étonnement du directeur de
    l’éducation de la wilaya de Constantine, Ahmed Guelil. « C’est un
    phénomène curieux, ce n’est pas normal ! », s’est-il exclamé en
    demandant sur le vif à ses subalternes d’effectuer une enquête à ce
    sujet. Dispenser des cours particuliers à des petits bambins de six
    ans, fraîchement débarqués à l’école, laisse, en effet, dubitatif. L’on
    s’interroge, partant de là, sur les raisons réelles qui légitimeraient
    des cours particuliers à ce stade aussi prématuré du cursus scolaire
    d’un élève, tout comme l’on s’interroge aussi sur l’ampleur prise par
    cet « enseignement parallèle » au sein de la société. En effet, en
    l’absence de balises et de garde-fous, certains enseignants, peu
    scrupuleux s’agissant de l’environnement dans lequel l’élève prend ses
    cours de soutien, n’hésitent pas à louer parfois n’importe quel endroit
    et à proposer leurs services à un grand nombre d’élèves. Partant, il
    arrive que ces derniers se retrouvent pratiquement plus nombreux que
    dans une classe d’école « normale ». Ces apprenants, ont-ils davantage
    de chances de combler leurs lacunes dans un pareil contexte ? A chaque
    nouvelle année scolaire, les parents d’élèves dépensent des sommes
    colossales pour la réussite de leurs enfants, notamment ceux devant
    affronter un examen, pour un résultat, somme toute aléatoire, d’autant
    que ces cours ne garantissent pas à l’élève le succès absolu, et les
    cas de lycéens recalés au bac, en dépit du fait d’avoir bénéficié de
    cours particuliers, sont malheureusement nombreux. D’après des
    statistiques établies par les services de la DE de Constantine, il
    s’avère, à cet effet, que « les élèves ayant recours aux cours de
    soutien dispensés à l’extérieur des établissements scolaires
    enregistrent des résultats négatifs à l’examen du baccalauréat ».
    Mère de 5 enfants, tous scolarisés, Akila K., la cinquantaine, estime
    que « les programmes actuels sont trop compliqués pour les élèves,
    nécessitant inévitablement des cours de soutien, surtout quand les
    profs survolent la leçon. Parfois, cela est fait sciemment pour
    contraindre les élèves à accepter de prendre des cours de soutien
    dispensés par ces mêmes profs, moyennant des sommes financières
    mensuelles très appréciables. Et quand un enfant refuse, il est dès
    lors victime de représailles de la part de ce même enseignant. L’un de
    mes enfants a vécu, l’année dernière, une mésaventure pareille avec son
    prof de physique parce qu’il prenait des cours particuliers ailleurs ».
    Interrogé à ce sujet, Ahmed Guelil a jugé cette attitude, venant d’un
    éducateur, de « grave ». « Les parents ainsi que les élèves sont
    conviés à se plaindre à la DE, le cas échéant, pour qu’on puisse
    prendre les mesures nécessaires contre ces enseignants indélicats »,
    soutient-il, insistant, encore une fois, sur « le rôle primordial des
    parents ». Ayant requis l’anonymat, un enseignant du cycle secondaire,
    père de quatre enfants, âgés de 4 à 13 ans, fait partie de cette
    catégorie de profs qui dispensent des cours de soutien à des élèves de
    terminale à raison de 6 séances de deux heures par mois, moyennant 1500
    DA par matière, que ce soit pour les mathématiques, les sciences ou la
    physique, et ce, au rez-de-chaussée d’une villa en construction, loué
    avec trois collègues. Ces profs « associés » prodiguent, selon lui, des
    cours particuliers à des groupes de 30 à 40 élèves, dont la majorité
    est issue de leurs propres classes d’école. De l’avis de M. Boucetta,
    représentant du Cnapest à Constantine, « les parents devraient être un
    peu plus regardants avant de débourser leur argent. De plus, le nombre
    d’élèves bénéficiant de cours de soutien doit être préalablement
    étudié. Les enseignants peuvent faire quelques heures en plus, mais pas
    tout le temps. Il faut être regardant sur la qualité. »

    Cours « publics » contre… cours « privés »

    Or, la « qualité » d’enseignement aussi a ses exigences, pécuniaires
    s’entend. En effet, si certains professeurs préfèrent prendre des
    groupes n’excédant pas trois ou quatre élèves, les parents doivent, en
    revanche, payer plus cher, soit 2 500 à 3 000 DA quatre séances
    mensuelles de deux heures, et bien entendu, par matière. Au demeurant,
    des cours de soutien pris, à titre d’exemple, par un élève de terminale
    peuvent atteindre 9 000 DA par mois ! Il suffit de multiplier cette
    coquette somme pour avoir un léger aperçu de la rentabilité de cet
    enseignement à la carte. Ce « commerce juteux » motivé, qu’on justifie
    par la cherté de la vie et l’effritement du budget des ménages moyens.
    A ce sujet, le directeur de l’éducation de la ville du Vieux Rocher
    affirme : « Nous combattons activement ce fléau, mais nous devons
    lutter en collaboration avec la direction du commerce pour épingler les
    enseignants qui donnent des cours de soutien dans des conditions
    indécentes, allant parfois jusqu’à occuper des garages. Il y a
    également la responsabilité des parents qui encouragent généralement
    leurs enfants à prendre des cours sans chercher réellement dans quelles
    conditions cela se fait. Je suis, par contre, pour des cours donnés en
    toute transparence, dans des lieux convenables. » Il rappellera, par
    ailleurs, que la lutte contre ce qu’il qualifie de « fléau » impute
    également aux associations de parents d’élèves et à la société civile.
    « Si la fédération des parents d’élèves reste active sur le terrain, ce
    n’est pas le cas des associations, lesquelles sont carrément absentes.
    Les parents ne se manifestent ordinairement qu’au début et à la fin de
    l’année scolaire. Certains d’entre eux ignorent parfois même dans
    quelle école ou encore dans quelle année est inscrit leur enfant. »
    Ahmed Guelil invite, par ailleurs, les parents d’élèves à se rapprocher
    des établissements scolaires où des cours de soutien sont dispensés
    « gratuitement » aux élèves, notamment ceux des classes d’examen, et ce
    conformément à un décret du ministère de l’Education nationale qui
    stipule que les enseignants dispensant ces cours gratuitement sont
    rémunérés en heures supplémentaires. Dans ce contexte, l’on apprendra
    également du représentant du Cnapest qu’il existe des enseignants
    altruistes qui « donnent gratuitement de leur temps aux élèves sans
    attendre d’être payés en retour ».

    Les « fraudeurs » de l’éducation

    Cela étant, outre le « commerce lucratif » des cours particuliers,
    sachant que certaines matières, dites essentielles, comme les
    mathématiques, les sciences ou la physique, représentent une véritable
    petite rente pour les professeurs qui les dispensent, il y a également
    des enseignants qui exercent dans des écoles privées, tout en le
    faisant, en parallèle, dans les écoles publiques. Un cumul illégal,
    passible de sanctions, nous dit-on à la direction de l’éducation.
    « Certains enseignants s’absentent effectivement de l’établissement, ne
    respectent pas leur volume horaire réglementaire et travaillent
    ailleurs, même à l’université. C’est le cas d’un enseignant contre
    lequel nous avons appliqué l’année dernière des mesures disciplinaires,
    en sus de notre refus de lui délivrer une autorisation d’exercer à
    l’université afin qu’il soit rémunéré. » A cet effet, l’on apprendra
    qu’il est nécessaire d’obtenir une autorisation préalable de la DE pour
    pouvoir enseigner dans un établissement privé, et ce à condition de
    remplir certains critères en étant, notamment, irréprochable sur le
    plan pédagogique et du respect du volume horaire.« Nous avons reçu
    plusieurs demandes, mais pour l’instant, nous n’avons encore délivré
    aucune autorisation », assure le secrétaire général de la DE. Décidant
    visiblement de faire fi de la réglementation, certains professeurs
    enseignent pourtant sans l’aval de la tutelle, se mettant ainsi dans
    une situation délictueuse. « Nous entendons parler de collègues qui
    travaillent dans des écoles privées tout en enseignant dans les
    établissements publics. C’est illégal. Cela doit être sûrement le
    besoin qui les pousse à agir de la sorte. Quant aux responsables des
    écoles privées, ils savent aussi que cela est illégal. Si le salaire
    était suffisant, l’enseignant s’occuperait davantage à s’améliorer et à
    parfaire ses recherches », commente, pour sa part, le représentant du
    Cnapest. Et d’ajouter : « Nous sommes une génération qui a connu mieux,
    mais la cherté de la vie est bien là, et c’est ce qui incite
    l’enseignant à activer ailleurs. Nous sommes en attente d’un statut
    particulier qui pourrait nous apporter un plus. » Acculés, pour
    l’heure, par un pouvoir d’achat complètement laminé, d’autres
    enseignants versent carrément dans la clandestinité en grossissant en
    fin de journée les rangs des fraudeurs de la ville du Vieux Rocher.
    Grâce à des véhicules acquis, à crédit, par le biais des œuvres
    sociales de l’éducation, ces professeurs se transforment en
    « taxieurs » clandestins, à la faveur de l’anarchie qui règne dans le
    secteur des transports à Constantine. Cette « activité », peu commune
    de la part d’un éducateur, a laissé, a priori, perplexes le directeur
    de l’éducation et le responsable du Cnapest de Constantine, qui se sont
    refusés tous deux à faire le moindre commentaire à ce sujet. Fragilisé
    au même titre que les fonctionnaires et autres salariés, tributaires
    d’un salaire mensuel accusant le contrecoup d’augmentations tous
    azimuts, ayant ciblé pratiquement tous les secteurs, l’enseignant a
    trouvé, pour sa part, dans cet enseignement à la carte, une issue de
    secours, où rentabilité ne rime pas toujours avec efficacité. Et si les
    parents dépensent sans compter pour leurs enfants, certains professeurs
    dispensent, quant à eux, leur enseignement sans se soucier du paramètre
    du nombre. Finalement, comment un éducateur, totalement lessivé par des
    heures supplémentaires des cours parallèles dans des écoles privées, et
    parfois des kilomètres parcourus en qualité de fraudeur, peut-il
    assurer convenablement sa mission ?





    Par Lydia R.
    kantara
    kantara

    Date d'inscription : 04/02/2010
    Localisation : Constantine

    Cours particuliers, enseignement parallèle dans les écoles privées… Empty Re: Cours particuliers, enseignement parallèle dans les écoles privées…

    Message par kantara le Lun 8 Fév - 16:56

    Il est vrai que j'ai honte d'être oustada quand je vois
    certains de mes collègues…."pousser le bouchon un peu trop loin" Ceux
    qui ne terminent pas un cours ou le survolent en disant aux élèves "que
    ceux qui veulent plus de détails n'ont qu'à venir à mes cours " ….


    Il est vrai que des cours de soutien dans un
    garage humide , sale et puant est un manque de respect envers soi même …. ! Descendre
    à ce point ! Quelle honte ! Un peu d'éthique voyons ! …


    Il est tout aussi vrai que
    des cours de soutien donnés à une
    quarantaine d'élèves est pure escroquerie ! et ces cours …"ne soutiennent
    rien du tout!" vu le nombre !


    Mais ce que Mrs les pédagogues qui n'arrêtent pas de
    nous accuser en nous mettant tous dans
    le même tas ( et là je ne cherche à juger personne )devraient savoir qu'il est question de "demande" ce
    sont les parents qui "veulent" ces cours pour leurs enfants et réservent souvent un
    budget spécial surtout pour les classes
    d'examens; les enseignants ne font que répondre
    à la demande…. les couples qui
    travaillent préfèrent"mettre le
    paquet" que d'aider leurs enfants à faire leurs devoirs de plus les
    programmes changent et les méthodes aussi déjà que…. "nous autres du métier
    "… …avons du mal à suivre …donc !


    Pourquoi "ces
    pédagogues" qui nous pointent du doigt ne disent-ils pas que les profs ont
    une paye minable pour la masse de travail qu'ils ont à faire ?


    Pourquoi ne disent-ils pas
    que les classes sont surchargées? Et qu'il est impossible de s'occuper au cas
    par cas ?


    Pourquoi ne se demandent-ils pas comment font ces enseignants,
    déjà fatigués par une semaine de travail
    avec la voix totalement cassée en fin de journée (les problèmes de voix
    ne sont même pas reconnus comme maladie professionnelle alors que sous d'autres
    cieux si !)et qui sacrifient leurs heures de repos pour essayer
    de joindre les bouts du mois ?Juste pour pouvoir avoir un dessert car la paye est bouffée par le crédit de leur
    "sidati" Alias La marutti …comme ironisent certains!! …sinon ? ça les
    gêne que les pauvres fonctionnaires que nous sommes roulent en tonobile à Crédit
    ?


    Les cours de soutien sont effectivement un
    constat d'échec ! Mais l'échec de notre école tout simplement…. les parents n'arrivent
    pas à suivre leurs enfants et les
    enseignants donnent mieux quand ils ont un groupe de dix par séance ! les
    enseignants ont le temps et "l'espace " de …se pencher sur chaque cas
    …(remise à niveau , révisions générale ,
    applications et j'en passe …) !
    Osons
    le dire! les cours de soutien ne sont nullement une obligation ce sont
    les parents qui se sentent" obligés" de faire quelque chose afin que
    leurs enfants réussissent ...peut être ! et puis les profs sollicités
    pour cela n'iront pas "cracher " sur une petite ou ...grosse somme pour
    arrondir leurs fins de mois difficiles ! Bref chacun à son compte dans
    cette histoire hada makane
    Ps: j'aimerais bien savoir ce que vous en pensez ?

      La date/heure actuelle est Ven 23 Aoû - 13:40