ENSEIGNEMENT DES LANGUES ETRANGERES EN ALGERIE

BIENVENUES
ENSEIGNEMENT DES LANGUES ETRANGERES EN ALGERIE

APPRENTISSAGE: FRANCAIS ET ANGLAIS AUX TROIS CYCLES: PRIMAIRE-MOYEN-SECONDAIRE


    Béni Abbès : la perle de la Saoura en quête de son aura perdue

    Partagez
    avatar
    Administrateur
    Admin

    Date d'inscription : 03/11/2009
    Localisation : Algérie

    Béni Abbès : la perle de la Saoura en quête de son aura perdue

    Message par Administrateur le Lun 22 Fév - 18:33

    Reportage : Bechar (Mardi 03 Novembre 2009)


    ELLE RECÈLE DE NOMBREUX SITES

    Béni Abbès : la perle de la Saoura en quête de son aura perdue


    Par
    :
    Arab Chih

    Lu : (272 fois)

    De par ses potentialités immenses, elle ambitionne d’être à nouveau une destination touristique comme à la belle époque. il
    ne faut pas sortir d’une grande école du tourisme pour s’en apercevoir
    : la région de Béni Abbès peut légitiment prétendre au statut de grande
    destination touristique. C’est qu’elle recèle de formidables
    potentialités touristiques qui laisseront pantois d’émerveillement les
    amoureux du beau. Sa vocation touristique, elle l’affiche fièrement
    comme on arbore de beaux bijoux pour plaire à des convives. Mais la
    beauté de la perle de la Saoura, qu’on appelait dans les années 1970
    l’oasis blanche, est naturelle, sans fard. Juste à l’entrée de la
    ville, une belle et grande palmeraie longe la rive de l’oued Saouera
    qui, après avoir irrigué une flopée de ksour de la région, part mourir
    quelque part à Adrar. Un peu plus haut, à droite, est implanté, au cœur
    même de la palmeraie, le vieux ksar où chaque famille dispose d’une
    habitation qui donne sur un jardin. Classé patrimoine universel, ce
    fouillis de maisonnées est un véritable joyau architectural qui, avec
    une plus grande médiatisation, drainera des bataillons de touristes. À
    gauche, juste derrière le théâtre où se tenaient les festivités du
    Mawlid, s’étend le quartier des colons où se trouvent le musée et le
    zoo qui malheureusement ne sont plus ce qu’ils étaient. Et pour
    rejoindre la ville tout en haut, il faut emprunter une route ceinturée
    par des arcades. À mi-chemin, on aperçoit à sa gauche une vaste bâtisse
    : c’est l’hôtel Rym, une belle structure forte de 120 chambres, qui,
    pour cause de manque de rentabilité économique, pourrait être converti,
    dans un proche avenir, en une école de tourisme. Une bonne décision ?
    Pas sûr. C’est que son emplacement — c’est son atout-maître — est
    unique. Tout en dominant la palmeraie, il s’adosse à la grande dune
    qui, le soir, est prise d’assaut par les habitants de la ville, hommes
    et femmes, histoire de profiter de la fraîcheur vespérale et se
    retrouver avec des amis après le retranchement diurne de plusieurs
    heures imposé par le soleil. L’été, beaucoup de nationaux viennent ici
    pour s’ensevelir sous son sable cuisant dans l’espoir de guérir de
    leurs rhumatismes. C’est au pied de cette gigantesque dune où, pendant
    l’hiver, on s’adonne au ski sur sable que se tiennent les festivités
    des nuits métisses qui, chaque fin décembre attirent bien du monde. Le
    terrain est convoité par une dame qui veut implanter une auberge. C’est
    dire que cet établissement hôtelier est dans un site incomparable. Il
    faut aller à l’autre extrémité de la ville pour trouver un lieu aussi
    beau que stratégique : celui où est construit l’hôtel Le Grand-Erg qui,
    du temps de la France, se nommait hôtel Citroën. De sa terrasse s’offre
    un tableau paradisiaque : la palmeraie et l’oued qui, dans leur
    entrecroisement, forment un scorpion. À l’arrêt depuis 6 ans, il a été
    repris fin 2008 par un jeune investisseur algérois, chef d’une
    entreprise de nettoyage à Alger. L’établissement ayant subi beaucoup de
    saccages, M. Sahnoun a engagé, depuis février, des travaux de réfection
    qui lui ont coûté les yeux de la tête. De ses différents voyages à
    l’étranger, il est revenu la tête pleine d’idées qu’il compte mettre en
    œuvre avec l’acquisition de son hôtel. “Au début, j’ai failli
    abandonner vu l’état où se trouvait l’établissement. J’ai envie de
    faire quelque chose de convivial, de familial où ceux qui viendront y
    séjourner seront à l’aise”, explique-t-il. Et comme l’effort est
    toujours récompensé, une partie de l’hôtel sera ouverte avant la fin de
    l’année. Mais il ne veut pas en rester là : il compte aussi solliciter
    un crédit bancaire pour construire une piscine, acquérir un ou deux
    minibus pour assurer le transport à ses clients à partir de Béchar et
    créer une agence de voyages en travaillant en partenariat avec des gens
    de Béni Abbès. La réussite sera-t-elle au bout de son aventure
    entrepreneuriale ? “Je suis optimiste à plus forte raison que le
    ministre du Tourisme a affiché sa volonté de venir en aide aux régions
    touristiques. J’ai le pressentiment que mon projet va réussir”,
    confie-t-il.
    À quelques centaines de mètres d’ici, on découvre
    l’Hermitage du père de Foucauld, construit en 1905 et aujourd’hui tenu
    par sept de ses disciples qu’on appelle les frères et sœurs de Jésus.
    Alentour, un jardin et la maison des sœurs. Humains et tolérants, ils
    sont très appréciés à Béni Abbès au point d’être invités à des fêtes
    religieuses ou autres. Un des leurs est mort il y a quelques mois des
    suites d’un accident. Il a été enterré ici. Autres richesses dont peut
    se targuer Béni Abbès : les gravures rupestres de Marhouma, à 30 km de
    la ville ainsi que la muraille de Chine, des monticules naturels qui
    ressemblent à la merveille de l’empire du Milieu.
    C’est dire que
    la perle de la Saoura peut développer plusieurs formes de tourisme :
    saharien, religieux, sanitaire, culturel, scientifique, etc. Et elle
    dispose d’un réseau associatif assez dynamique qui est en relation avec
    des associations étrangères. L’exemple de l’Association de
    développement de l’agriculture saharienne, du tourisme et de la
    protection de l’environnement dont le coordinateur est Touhami
    Merzougui est édifiant. Mais y a-t-il vraiment du tourisme à Béni Abbès
    ? C’est presque l’Arlésienne : tout le monde en parle, mais on n’en
    voit pas la trace. Ce ne sont pas les centaines d’inconditionnels
    touristes étrangers qui y viennent presque chaque année qui attesteront
    du contraire. Pourtant, il fut un temps où la chaîne de touristes
    étrangers qui veulent faire le change va de l’actuel siège de la Badr à
    l’hôtel Rym. Des Français, des Allemands, des Espagnols, des Italiens,
    des Américains, il y en avait de toutes les races. C’était la période
    faste de Béni Abbès. Encore que ces dernières années, l’activité
    touristique a repris quelque peu. Question : où en sont les préparatifs
    pour la présente saison touristique ? “Nous sommes en train d’apporter
    les dernières retouches pour le festival musical Les nuits métisses qui
    va se tenir fin décembre. Les contacts avec la partie française (une
    association de la région marseillaise) sont entamés pour avoir une idée
    sur le nombre de personnes qui vont venir. En outre, on compte aussi
    organiser, en mars prochain, les festivités du Mawlid qui attirent
    beaucoup de monde”, détaille M. Bouhada, P/APC, RCD.

      La date/heure actuelle est Sam 16 Déc - 7:09