ENSEIGNEMENT DES LANGUES ETRANGERES EN ALGERIE

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APPRENTISSAGE: FRANCAIS ET ANGLAIS AUX TROIS CYCLES: PRIMAIRE-MOYEN-SECONDAIRE

    Projet2 - L'argumentation

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    Yasminedz

    Date d'inscription: 14/12/2009

    Projet2 - L'argumentation

    Message par Yasminedz le Ven 1 Jan - 6:04

    L’étude des textes argumentatifs en 3ème année
    secondaire portera sur la mise en évidence des stratégies d’appel
    visant à faire agir ou réagir (l’exhortation), ainsi que celle des
    textes polémiques (le débat d’idées). On y approfondira l’étude de
    l’organisation du type exhortatif. On y verra les éléments inhérents à
    la rhétorique de l’appel ainsi que les figures de styles de la
    réfutation dans le cadre de l’étude du type polémique.


    Structure et rhétorique de l’appel
    Dans un texte exhortatif l’émetteur lance un appel à des destinataires pour les pousser à agir.
    C’est un type de texte qui contient, en général :
    · une partie expositive contenant un constat négatif ou insatisfaisant ;
    · une partie argumentative contenant l’idée de la nécessité d’un changement avec des indications sur l’action à entreprendre ;
    · l’appel proprement dit qui sera la partie exhortative.
    Ce type d’argumentation privilégie, en général, une
    énonciation qui évite la neutralité de l’expression. On y pratique
    l’injonction qui interpelle le lecteur et sollicite de sa part action
    et réaction et on y utilise un style oratoire, destiné à mieux
    convaincre.

    Ce style s’appuie sur :
    l’ anaphore,
    répétition à intervalles réguliers d’un terme ou d’une expression qui
    provoque un leitmotiv sémantique ou sonore pour attirer l’attention sur
    une idée essentielle ;

    la période, phrase très longue qui vise à montrer et démontrer la force de conviction de l’auteur/locuteur ;
    l’antithèse,
    rapprochement de termes de sens opposés indiquant une tonalité
    polémique à travers, souvent, deux champs lexicaux opposés pour
    valoriser une thèse et discréditer l’autre pour renforçant
    l’argumentation grâce à l’effet de contraste.

    Les figures de style :
    la métaphore,
    véritable outil de persuasion qui transfère l’énoncé abstrait dans un
    registre imagé et accepté du lecteur, en rapprochant des faits qui ne
    résistent pas forcément à l’analyse ;

    l’exemple,
    fragment de récit dans un discours abstrait qui aide à la compréhension
    en fournissant une mise en scène de l’idée pouvant avoir valeur de
    preuve et servant à illustrer l’idée ;

    le récit, séquence narrative au service de l’argumentation qui prête à l’argument une crédibilité supplémentaire.

    S’adapter à l’autre :
    Le souci d’agir sur le destinataire est encore plus évident
    dans le discours argumentatif à visée exhortative. On doit déterminer
    sa « cible » et adapter son langage en fonction de celle-ci. Lorsque
    l’on n’adapte son propos au destinateur et à ses attentes que pour
    mieux le manipuler, ceci relève de la tromperie

    Dans certains discours argumentatifs, l’auteur commence par
    une entrée en matière brève et percutante (l’exorde) qui sert à capter
    l’attention du destinataire et à lui inspirer de la sympathie. Souvent
    ce type de texte se conclut par un résumé des principaux arguments et
    un appel aux sentiments (péroraison).


    La fonction polémique du texte argumentatif

    Tout texte argumentatif défend une prise de position en
    s’opposant implicitement ou explicitement à ceux qui pensent le
    contraire.

    Si le texte ne s’adresse pas directement à l’adversaire lui-même, il vise à discréditer cet adversaire.
    Si le texte est directement adressé à l’adversaire, il vise à
    réduire l’autre au silence, sans chercher à le convaincre. On peut donc
    dire qu’il y a là deux fonctions dominantes :

    La fonction persuasive (l’appel)
    où l’émetteur cherche à convaincre le lecteur, à lui faire partager ses
    vues en faisant appel à ses sentiments (persuader) ou à sa raison
    (convaincre).

    La fonction polémique (le débat d’idées) où l’objectif est de ridiculiser les parties avec lesquelles on est en désaccord.

    Structure et système d’énonciation
    - Prendre position ou s’impliquer dans son discours
    L’une des constantes de l’argumentation est la conviction de
    l’auteur qui revendique la paternité de ses idées notamment à travers :

    · Le système d’énonciation
    On recourt fréquemment à la première personne, indice de la
    présence du locuteur dans les propos tenus. Du fait de cette présence
    marquée on peut dire que le texte argumentatif relève du discours qui
    est à l’initiative du locuteur par opposition au texte narratif qui est
    à l’initiative du narrateur.

    Ainsi le locuteur peut se manifester (1ère personne
    et présence des marques de jugement, verbes d’opinion) ou ne pas se
    manifester (objectivité apparente du texte informatif/explicatif,
    utilisation de la 3ème personne et des phrases déclaratives)
    pour masquer l’intention de convaincre. Le présent atemporel est le
    temps habituel du texte argumentatif, puisque l’argument est valable de
    façon générale.


    · Le choix du lexique
    La modalisation est un des moyens qui permet à l’auteur de prendre position et de s’affirmer.
    En argumentant l’auteur use de termes et expressions qui
    affirment sa certitude d’être dans le vrai et qui traduisent son
    assurance et sa confiance dans ses idées comme « évidemment », « il
    est certain que », « assurément », « sans aucun doute », «
    indubitablement », « toujours » et « jamais » etc. Cette conviction se
    lit aussi à travers l’emploi de verbes d’obligation.


    Les stratégies argumentatives
    Le texte argumentatif s’élabore en un aller- retour entre idées abstraites et exemples concrets.
    La clarté de l’exposition, la progression logique des énoncés
    de l’ouverture à la conclusion, sont des éléments participant d’une
    bonne stratégie argumentative.

    La construction de l’argumentation obéit à des règles, les
    unes relevant de la rhétorique ou de « l’art de persuader » les autres
    de la logique.

    a- Les formes relevant de la rhétorique
    - Le dilemme : on enferme la thèse dans un choix impossible.
    - L’ironie : on feint d’adopter l’opinion de l’autre pour
    mieux la détruire en la ridiculisant. C’est l’un des moyens de la
    polémique et il vise à déprécier l’adversaire, sous couvert de son
    éloge. On y sollicite la connivence du lecteur/auditeur par le biais de
    la raillerie.

    -L’ argument de mauvaise foi : il se sert de la propre personnalité de l’adversaire pour réfuter ses idées.
    -L’argument d’autorité qui est une affirmation présentée comme
    incontestable non pas nécessairement parce qu’elle est vraie, mais
    parce quelle émane d’une personnalité qui fait autorité dans le domaine
    en question. C’est également un moyen de faire pression sur le
    contradicteur.

    - La concession : on commence par accorder du crédit au
    raisonnement avancé par la partie adverse, pour mieux défendre ensuite
    ses propres arguments comme « il est possible que …mais» ;


    b- Les formes relevant de la logique
    -Le raisonnement inductif permet d’énoncer une vérité
    générale induite à partir de l’observation d’un fait particulier, dans
    ce sens il est abusif.

    Le raisonnement inductif est cependant très utilisé pour sa
    force de persuasion car il présente ce fait particulier comme une
    preuve.

    Exemple : Arsène Lupin est un cambrioleur
    Mais c’est aussi un gentlem
    Donc, les cambrioleurs sont des gentlemen.
    -Le raisonnement par analogie où l’on met les faits dont on
    parle en parallèle avec d’autres faits connus. on peut considérer ce
    type de raisonnement comme voisin de l’induction car il repose sur
    l’assertion selon laquelle telle ou telle chose doit être vraie parce
    quelle est semblable à telle autre chose reconnue comme vraie. Ce qui
    dans les faits ne fournit jamais de preuve au sens strict, seulement
    une probabilité (comparaison n’est pas raison)

    -Le raisonnement déductif où l’on part d’une idée générale
    pour justifier une conclusion particulière. Cette démarche s’appuie sur
    des postulats qui ne sont pas à démontrer pour déduire des
    conséquences. Dans ce type de construction chaque affirmation doit
    amener nécessairement à la suivante. On l’appelle aussi « syllogisme
    nécessaire », qui part d’une vérité générale appelée majeure pour en
    déduire une vérité particulière : la conclusion, grâce à une vérité
    intermédiaire appelée mineure. Ce type de raisonnement se rencontre
    essentiellement dans les textes scientifiques ou philosophiques.

    « Le syllogisme probable » ou enthymème est le mode de déduction que l’on retrouve dans les textes argumentatifs littéraires ;
    il part non pas de vérités prouvées mais d’affirmations probables pour
    obtenir l’adhésion, ce qui donne à la thèse défendue une aura
    d’objectivité.

    - Le sophisme est une forme de syllogisme qui semble logique
    en apparence, mais qui est en fait trompeur car il repose sur une
    affirmation erronée, par exemple : -Les animaux sont carnivores,

    - la vache est un animal, - donc la vache est carnivore.

    Il peut reposer sur les différents sens d’un mot. On arrive ainsi à démontrer une chose et son contraire, par exemple :
    -Tous les hommes sont mes frères,
    -on ne trahit jamais un frère,
    -donc je ne peux trahir personne.
    Le sophisme est utilisé quand on veut manipuler l’autre en l’induisant en erreur.
    Pour aller plus loin : analyser un texte argumentatif voir le lien du site suivant:
    http://www.espacefrancais.com/argumentatif.html

    belkis

    Date d'inscription: 05/01/2010

    FICHE TECHNIQUE :LE DEBAT D'IDEES

    Message par belkis le Mer 6 Jan - 7:35

    Le Débat d'idées

    Le débat d'idées, qu'est ce qu'un débat?
    Discussion (= conversation comportant une composante argumentative importante) entre des personnes qui ne sont pas du même avis, à propos d'un objet de discours particulier et se déroulant dans un cadre préfixé. Echange discipliné. Sont en partie prédéterminés la longueur du débat, la durée et l'ordre des interventions, le nombre des participants et le thème de l'échange. Le débat comporte en général un public et un modérateur chargé de veiller à son bon déroulement.

    Il se caractérise par un dispositif énonciatif plus complexe que celui des échanges privés : à un premier niveau, les débatteurs se parlent, occupant alternativement les fonctions émettrice et réceptrice, le modérateur intervient, qui assure la fonction de structuration de l'échange, à un second niveau les auditeurs/spectateurs écoutent et voient les participants du premier niveau et sont confinés à leur rôle de purs récepteurs, tout en étant souvent les principaux destinataires des propos tenus: dans certains débats, il s'agit moins pour le débatteur de convaincre l'adversaire que le public (trope communicationnel). L'instance de réception est hétérogène, et il revient au débatteur de gérer au mieux cette hétérogénéité.

    Le débat ne vise pas toujours l'accord; il s'oppose en cela à la discussion (= dialogue où les interlocuteurs recherchent honnêtement et sans parti pris la meilleure solution à un problème controversé, où chaque partie est prête à modifier son opinion si on lui apporte des arguments pertinents). Dans le débat électoral, lors de l'affrontement de l'avocat et de l'accusation devant un tribunal, il n'est pas question que les points de départ soient remis en cause chez chaque partie. Ils sont au contraire défendus jusqu'au bout, les concessions, quand elles interviennent, concernant quelques aspects accessoires qui permettent de mieux assurer l'essentiel. La confrontation n'a pas pour objet l'établissement de la vérité (cf. le dialogue platonicien) mais le succès dans le combat. C'est un discours apparenté à la querelle (= forme de dialogue où chaque acteur s'en prend verbalement à l'autre; qui naît dans un climat d'entêtement ou d'agressivité qui dégénère; où aucune des parties n'est prête à changer d'opinion, même devant une réfutation argumentée et convaincante. Chaque acteur veut vaincre, voire humilier l'autre), l'objectif de chacun des participants étant de l'emporter sur l'adversaire en utilisant des arguments logiques ou non. Mais il diffère de la querelle, en ce sens que l'objectif réel des parties en présence est d'impressionner une troisième partie, juge ou auditoire, qui se prononcera sur la valeur des arguments utilisés. Contrairement à la querelle encore, le débat est régi par des règles parfois précisées à son ouverture. Le débat n'est donc pas un dialogue éristique. Sa nature mixte associe des éléments de la discussion à d'autres de la querelle.

    Au cours d'un échange cependant, on peut observer le glissement d'un type de dialogue à un autre : des procédés comme l'attaque 1, l'argument ad hominem, l'injure, l'intimidation font dérive le débat vers la querelle.

    Le débat est une pratique sociale : son exercice est le monopole de personnes spécialement habilitées à cet effet (cf. le discours oratoire, le plaidoyer, le discours de la magie). Il est soumis à autorisation. Pour pouvoir prendre la parole, il faut posséder une qualité, être membre ou représentant d'un groupe. Il est de plus limité quant à sa durée, son objet, le moment où il peut avoir lieu : il existe en cette matière des coutumes et des règlements. L'échange n'est pas libre, les écarts hors du sujet sont sanctionnés d'un rappel à l'ordre; on ne doit pas sortir de la question. Le langage du débat se distingue de l'expression individuelle spontanée

    "Organiser un débat d'idées puis en faire un compte rendu qui sera publié dans le journal du lycée. »

    Le projet vise à:
    - Transférer les savoir faire acquis par l'étude du texte argumentatif (polémique).
    - Développer la capacité de prise de parole à l'oral.
    - Réinvestir les acquis en technique d'expression.
    - Permettre le rapprochement avec d'autres disciplines, la science, la technologie….

    ELABORATION DU PROJET.

    Compétences à l'oral:
    • - Prendre position
    • - Dialoguer pour confronter des points de vue:
    • • Gestion du temps
    • • Gestion du débat (polyphonie)
    • • Prendre en compte le destinataire.

    Compétences à l'écrit:
    • - Reconnaître les discours argumentatifs.
    • - Les figures de style: antithèse, ironie, concession…
    • - Compte rendu: synthèse du débat.

    Evaluation diagnostique:
    Organiser un débat oral autour d'un thème en tenant compte des motivations des élèves (négociation)
    Consigne: rédiger le compte rendu de ce débat.
    Remarque:
    - un diagnostic sera établi ce qui permettra d'orienter les objectifs de chaque séquence.
    - l'apprenant reprendra son compte rendu pour un réinvestissement des acquis à chaque fin de séquence
    (grille d'évaluation à prévoir).

    SEQUENCE I: La polémique
    Compétence à installer chez l'apprenant: Apprendre à réfuter un argument dans le cadre de la polémique.
    Dégager les arguments et les contre arguments.
    Points de langue:
    • - Arguments d'autorité
    • - Distinguer les différents types d'arguments: l'illustration (passages narratifs, citations…).
    • - Concession, opposition, restriction).
    Expression orale:
    Demander aux élèves de donner leurs propres arguments sur le même thème
    (La peine de mort).

    Evaluation formative: Rédiger une réfutation d'une thèse avancée
    Feuille de route: Retour à l'écrit: compte rendu de l'évaluation diagnostique (auto correction)

    Séquence II: Développer les capacités de prise de parole à l'oral.
    Support: un support audio visuel.
    Compréhension:
    • - Dégager le thème.
    • - Dégager la thèse et l'antithèse
    • - Les partenaires (parties opposées)
    Trace écrite: Transcrire les notes prises à l'oral.
    Points de langue: euphémisme, emphase, verbes d'opinion, la modalisation.

    Evaluation formative: Proposer aux apprenants une série d'images à interpréter.

    Séquence III: Le compte rendu du débat (synthèse)
    Faire lire plusieurs textes sur un thème donné avec des points de vue différents.
    Dégager les différents points de vue, les arguments avancés et les classer dans un tableau.
    Activités:
    • - les verbes expressifs.
    • - le style direct et indirect.
    • - les marques de la subjectivité.
    Expression écrite:
    •Faire la synthèse des différents points de vue et arguments avancés

    ZEBOUDJ

    Date d'inscription: 04/07/2011

    Re: Projet2 - L'argumentation

    Message par ZEBOUDJ le Mar 27 Sep - 20:17

    je cherches les verbes d'opinions

    fiesta

    Date d'inscription: 01/01/2010

    Re: Projet2 - L'argumentation

    Message par fiesta le Mar 27 Sep - 20:32

    merci infiniment

      La date/heure actuelle est Jeu 27 Nov - 11:15