ENSEIGNEMENT DES LANGUES ETRANGERES EN ALGERIE

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    Pourquoi le niveau de nos élèves est -il faible en français ?:

    sellami kamel
    sellami kamel

    Date d'inscription : 25/10/2011
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    Message par sellami kamel le Ven 11 Oct - 20:19

    Pourquoi le niveau de nos élèves est -il faible en français ?

    L’autre jour, un ami me posait cette question :pourquoi nos étudiants, même en fin de cycle universitaire, ne maîtrisent-ils pas la langue française ? Quelle réponse lui donner ? Juste pour satisfaire une curiosité partagée avec beaucoup de profanes ou bien une analyse scientifique que pourrait comprendre un didacticien ? Pour vous dire vrai, je n’étais pas tellement prêt à lui répondre sachant à l’avance qu’il y rétorquerait sans me laisser le temps de terminer mon explication.Et puis suis-je celui qui pourrait lui donner toutes les réponses ? Eh ben non tout simplement. Autre question :pourquoi la plupart des gens s’intéressent-ils au niveau en langue française, mais pas à celui des Mathématiques ou de la physique, ou même en langue arabe ou en langue anglaise? Pour ceux qui ne le savent pas : beaucoup de nos étudiants en sciences ont de mauvaises notes en Mathématiques, pourtant c’est l’une des matières considérées comme essentielles au bac. Et d’autres en littérature n’ont pas de bonnes notes en langue arabe, matière aussi essentielle.(Il y a eu une année où 4O% n’avaient pas eu la moyenne au bac dans cette discipline) .Neparlons pas de la langue anglaise où l’échec est beaucoup plus grand certaines années.Pour éviter –comme diraient certains- les faux-fuyants, et dire les choses très simplement; l’enseignement du français a subi les conséquences de la politique éducative suivie en Algérie depuis l’indépendance. Il y a eu beaucoup de changements qui ont influé sur les résultats scolaires dans cette discipline

    1-La période coloniale et celle qui a juste suivi l’indépendancedu pays où le français était enseignée comme langue 1.Tous les cours étaient dispensés en français et c’est l’arabe qui était langue étrangère. Les médersiens en savent quelque chose. Certains n’ont pas eu du tout d’initiation à la langue arabe.Sauf qu’il y a eu très peu de lettrés parmi la population sinon quelques privilégiés.La masse du peuple est restée loin de l’école française. Certes le niveau était bon en langue française, mais la réussite était due plus à la motivation personnelle qu’à autre chose.

    2-La période qui a suivi l’indépendance jusqu’aux années 70 où le français était considéré comme langue d’enseignement des matières scientifiques.Là aussi le niveau en langue française était bon, mais dans d’autres matières, il ne l’était pas notamment l’histoire, la philosophie et aussi la langue arabe.

    3-A partir du moment où on a opté pour un enseignement du français comme langue étrangère, les choses ont commencé à changer et le niveau dans cette discipline à baisser. Les raisons, à mon avis, sont les suivantes :

    · L’enseignement de masse s’est traduit dans la réalité par des effectifs scolaires pléthoriques dont la conséquence a été la surcharge des classes et l’absence d’un enseignement de qualité surtout dans les zones enclavées.

    · Pour pallier ce manque, on a recruté en masse tous ceux qui pouvaient plus ou moins enseigner cette langue ou du moins qui étaient disposésà le faire. Dans une des régions d’Algérie, on a même confié cette tâche à une licenciée en Chariâa, et même à une autre en droit juridique.

    · Qui dit Français langue étrangère dit remaniement des horaires, des programmes et des manuels. C’est à dire moins d’heures, moins de textes littéraires et plus de textes paralittéraires. L’aboutissement est inéluctablement la baisse du niveau.

    · La fermeture des ITE –structure chargée de la formation des maîtres- a engendré moins de professionnels dans l’éducation. Cela s’est passé du temps deM.Sakhri.

    · Qui dit FLE dit formation des enseignants en conséquence. Eh bien non. Comme pour l’approche par compétences,nos enseignants n’ont pas été formés à l’enseignementdu FLE ni à l’université ni sur le terrain. La plupart continuent à enseigner comme on le leur a appris à l’école primaire ou au collège.

    · Un autre élément relevantde la sociologie a eu des conséquences fâcheuses sur l’enseignement de cettelangue : le discours social ambiant qui dévalorisait socialementcette langue au profit de la langue nationale ou de la langue anglaise.Obligatoirement cela démotive nos mioches.
    Auteur:Nasser Ferrah.

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